Complot à Versailles - SaintFrancois

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COMPLOT À VERSAILLES


Chapitre 1

Goûter d’anniversaire

Aujourd’hui, Paola s’est réveillée un peu plus tôt. Elle est excitée : c’est son anniversaire et elle a invité trois copines. Comme le temps est particulièrement orageux, Paola a prévu de jouer avec ses amies dans sa chambre.

C’est une grande et belle pièce lumineuse. Dès l’entrée, il y a une bibliothèque basse aux étagères chargées de livres en tous genres. La cheminée est surmontée d’une grande glace aux fines moulures. Sur les conseils de sa maman, Paola avait rangé tous ses jeux, jouets et autres bibelots dans de grandes boîtes multicolores. Le sol est maintenant bien dégagé. La journée s’annonce bien !
A cet instant, on frappe à la porte.
« Salut Paola !! S’exclame Victoire en arrivant.
- Salut ma Poule ! lui répond joyeusement Paola. »
Victoire est de taille moyenne, elle a les cheveux bruns et les yeux marron surmontés d’épais sourcils. Ses lèvres sont fines et bien dessinées. Son menton est ovale. C’est une fille très gentille.
Anne-Laure et Louise arrivent ensemble un peu plus tard.
Louise est une grande fille aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Sur  son front, une petite tache plus claire lui donne beaucoup d’allure. Louise est douce et généreuse.Anne-Laure, quant à elle, a des cheveux bruns. Elle est plus petite et  de ravissantes lunettes recouvrent ses yeux marron malicieux. La plupart du temps, elle est très gentille, mais peut aussi avoir un caractère de cochon.
« Bon, alors, qu’est-ce qu’on fait ? demande Louise impatiente.
- J’ai prévu toute une série de jeux comme la chaise musicale. Mais, attention, il y aura des gages ! lui répond Paola.
- Génial !!! s’excite Anne-Laure, ..et après, qu’est-ce qu’on fera ?
- Après, on ouvrira les cadeaux et on prendra le goûter, suggère Paola . Maman nous a préparé un super gâteau au chocolat avec plein de Smarties ! »
Tout de suite, les quatre filles courent dans la chambre. Les jeux commencent immédiatement. Les parties  
s’enchaînent de plus en plus vite, entremêlées de rires et de cris.
Victoire se montre particulièrement habile pour les jeux musicaux. Au bout d’une heure, les quatre fillettes sont rouges et échevelées.
« Si on ouvrait les cadeaux ? propose Paola.
- Oh ouaih ! je suis assoiffée ! souffle Louise.
- Super, le tee-shirt ! J’adore la couleur ! Merci beaucoup Anne-Laure !s’exclame Paola.
- Ah ! Le jeu PC « Louis XIV » ! Génial ! Merci Louise et Victoire, s’enthousiasme Paola.
- On pourra y jouer après le goûter ? s’inquiète Victoire.
- Bien sûr, ma Poule ! rigole Paola. »

Chapitre 2
Un jeu passionnant

Le gâteau  à peine englouti, les bougies encore fumantes, les quatre filles s’agglutinent devant le PC. Anne-Laure, toujours rapide, introduit le disque dans l’ordinateur ; Pendant que le programme se charge, Louise s’empare de la souris.
« Laissez la spécialiste ! s’exclame - t’elle. Je connais le jeu par cœur, ma sœur l’a reçu pour Noël. Le but du jeu c’est de trouver un trésor caché à l’intérieur du château de Versailles. Il y a plein d’indices dissimulés …
- Ouaih ! Coupe Victoire il y a une grosse clé au début. Pas facile à trouver : elle est cachée dans un pot dans l’orangerie.
- Oui !oui ! Reprend Louise et quand on est dans la galerie des Glaces, un moment il y a une petite porte dérobée. Il faut y introduire la clé et, ensuite, on se retrouve dans les oubliettes. Il y a plein de labyrinthes qui mènent parfois sous les fontaines…
- Et quand tu es dans le jardin, il faut faire attention, parce que, si tu vois un pigeon blanc, il faut le suivre, car il te mène à la chambre de la Reine, ajoute Victoire.
- Eh ! Eh ! Arrêtez les filles ! s’écrit Paola. C’est pas drôle : vous dévoilez tout ! Laissez-nous découvrir le jeu, Anne -Laure et moi ! »
Paola s’empare alors de la souris avec autorité, tandis qu’Anne– Laure choisit son personnage avec le clavier.
« Ouah ! Ce sont des images en  3D, on s’y croirait vraiment ! s’enthousiasme-t-elle.
- Oh ! C’est carrément lugubre, je n’aimerais pas vivre à cette époque, dit Victoire avec une petite moue.
-Mais…mais, qu’est-ce que c’est ? Vous ne sentez pas une odeur de brûlé ? » s’inquiète Anne -Laure.
A cet instant, une épaisse fumée noire s’échappe de l’ordinateur et emplit toute la pièce.
« Au secours !!! Au secours !!! Victoire, on dirait que l’ordinateur n’a pas apprécié ta critique, sanglote Louise.
-Aaaaaaah !!! hurlent-elles ensemble : le sol se met à trembler, elles ont l’impression que le plancher s’ouvre sous leurs pieds et elles se sentent happées, comme dans un grand  toboggan dont elles ne voient pas le bout. Elles perdent connaissance.
Quand elles se réveillent enfin, elles ont perdu toute notion du temps. Elles ne savent pas où elles sont : l’endroit est sombre et glacial.

Chapitre 3
Drôle d’endroit…

« Où sommes-nous ? interroge Paola, effrayée.
- Je ne sais pas, mais en tous cas, çà ressemble beaucoup à un château, lui répond Anne-Laure.
- Oui, tu as raison Anne-Laure, et je peux même vous dire que j’ai l’impression que nous sommes à Versailles dans la chambre du roi, précise Victoire.
- Oh la la, j’ai la  tête qui tourne, gémit Louise, et vous ?
- Moi aussi, j’ai très mal à la tête,dit Paola.
- Je suis en train de comprendre ce qui nous est arrivé, s’exclame Victoire. Vous vous souvenez, nous étions chez Paola en train de jouer sur le PC et soudain il y a eu une odeur, de la fumée et voilà, maintenant nous nous retrouvons ici comme si nous étions entrées dans le jeu!
- Moi je n’y comprends rien à cette histoire, se plaint Paola. Où sommes-nous vraiment ? »
La pièce est vaste et plutôt sombre. Une imposante balustrade dorée sépare la partie où il y a le lit de la partie principale. La chambre est luxueusement décorée : de fines moulures ornent les murs et les plafonds, tandis que de belles statues de marbre blanc habillent chacun des angles. Le lit est de grande taille, même s’il paraît un peu perdu dans l’immensité de la pièce. Il est recouvert d’un riche velours bleu brodé de fils d’or représentant des fleurs de lys.
« Chut ! les filles, regardez : il y a quelqu’un dans le lit, murmure  Anne-Laure impressionnée. »
Toutes les quatre se rapprochent alors avec précaution de la masse sombre. C’est un homme qui dort, il porte une chemise de nuit blanche à colerette jaune pâle. Il ronfle bruyamment et son sommeil semble agité parce qu’il parle en dormant.
« C’est Louis XIV ! s’exclame Victoire, décidément la plus forte en histoire. Même  sans sa perruque, je suis sûre de le reconnaître !
- Il faut vite partir d’ici par cette porte, supplie Paola qui sent le danger
- Tu n’y songes pas, l’arrête Victoire. C’est le roi, tu penses bien qu’il y a plein de gardes dehors. »
A l’extérieur de la chambre, des voix et des bruits de pas se font plus précis. En un seul mouvement, les fillettes effrayées se précipitent alors pour se cacher derrière une vaste tenture. Là, le cœur battant, elles restent immobiles accrochées les unes aux autres.

Chapitre 4
Le complot.

« Oh ! regardez, il y a un souterrain ! s’exclame Anne-Laure, la première à avoir recouvré ses esprits.
- Tais-toi ! tu vas réveiller le roi ! lui ordonne Paola, toujours inquiète
- Je n’irai pas dans cet endroit : il y a plein de toiles d’araignées et de chauves-souris, pleurniche Louise
- Oh çà va, on n’a pas le choix, grogne Anne-Laure, au lieu de faire des manières tu devrais plutôt nous aider à trouver notre chemin. »
Après un bon quart d’heure d’une progression difficile dans des labyrinthes, une faible lumière perce au bout du tunnel.
« Eh, les filles, on dirait qu’on a enfin trouvé une sortie ! dit Paola, plutôt joyeusement  de suite, il faut rester cachées encore derrière cette porte.
- Je crois que tu as malheureusement raison Victoire, soupire Anne-Laure déçue
- Mais oui, mais oui, c’est bien connu, j’ai toujours raison lui répond Victoire. D’ailleurs , nous ne sommes pas perdues, j’ai eu le temps d’apercevoir la pièce et je peux vous dire que nous sommes dans la Galerie des Glaces .
- Nous voilà bien rassurées ! arrive à plaisanter Paola.
La Galerie des Glaces est une vaste pièce, toute en longueur et particulièrement lumineuse. En effet, d’imposantes fenêtres aux moulures d’or se reflètent dans les immenses miroirs qui tapissent les murs opposés. A la nuit tombée, d’énormes lustres de délicat cristal éclairent la pièce avec leurs centaines de bougies. Les murs sont dorés et les plafonds peints des œuvres de Charles Le Brun. Le sol est recouvert d’un magnifique parquet vernis qui a accueilli tant de visiteurs. La Galerie est la pièce d’apparat  de Versailles, tout y est imposant, luxueux et raffiné.
« Vous allez me trouver folle, mais j’ai envie d’aller voir, dit soudain Louise curieuse
- Ah non ! Tu n’iras pas , lui interdit Paola
- Mais si, on peut y aller. Regarde, ces deux hommes qui discutent, ils  sont loin, au bout de la salle, on aura le temps de se cacher derrière cette table là-bas, insiste Victoire, le doigt
- Oh non ! J’entends à nouveau des voix, chuchote Victoire, on ne peut pas sortir tout  pointé.
- Bon, d’accord, mais soyons prudentes,répond finalement Paola »
Parvenues à leur nouvelle cachette, les fillettes peuvent maintenant entendre la conversation des deux personnages.
« Donc, Corneille, c’est d’accord, nous nous donnons rendez-vous ce soir à 11h30 sur le toit au-dessus des appartements de Molière, dit un des hommes
- Dis moi Racine, et après comment fait-on ? lui demande l’autre
- Ensuite nous entrons par la lucarne, j’ai vérifié, elle est ouverte, puis nous accédons à sa chambre. Là, nous nous emparons du texte qui est dans le petit coffre sur la table et nous le remplaçons par un vieux bout de papier. L’opération doit être finie avant minuit et nous nous retrouverons chez moi pour détruire le document dans la cheminée, explique le dénommé Racine
- Hi ! Hi ! Molière ne sera pas en mesure de faire jouer sa pièce pour l’anniversaire du Roi et Louis XIV viendra alors enfin assister à nos tragédies. A nous la gloire et l’argent ! ricane Corneille méchamment.»
Les quatre filles ont tout entendu.
« Ces deux hommes sont diaboliques ! s’exclame Anne-Laure en colère. Je vais leur jeter un sort !
- Idiote ! la coupe Louise sèchement.Tu n’as aucun pouvoir, nous ne sommes plus dans un jeu, tu n’es ni une sorcière, ni une fée, alors tais-toi, sinon ils vont nous entendre !
- Essayons plutôt  de les faire échouer dans leur plan, propose calmement Victoire
- Plus facile à dire qu’à faire, lui répond Paola tout en réfléchissant.

Chapitre 5
Molière est alerté.

« Vite les filles, allons nous cacher derrière notre porte dérobée, là-bas, suggère Anne-Laure,. Dans le souterrain, nous trouverons peut-être un accès pour les appartements privés.
- Pour une fois que tu as une bonne idée, nous allons t’écouter, soupire Louise un peu lasse.
- Eh ! ... mais je reconnais ce passage ! s’enthousiasme Victoire. Je m’y suis souvent égarée sur mon PC à la maison. Maintenant, je le connais comme ma poche ! Suivez-moi les filles, nous sommes sur la bonne voie ! »
Le souterrain est un long corridor sombre et glacial. Louise, la plus craintive, se plaint des toiles d’araignée et des chauves-souris. Le sol est jonché de squelettes, de morceaux de bois et d’un tas d’autres débris, comme si les occupants du château jetaient ici tous leurs détritus. De temps en temps, on entendait de petits clapotis : c’étaient des gouttes d’eau qui tombaient par  terre, les murs suintaient d’humidité. Une ambiance de mort régnait dans ce souterrain lugubre. Les quatre filles, serrées derrière Victoire, frissonnaient d’angoisse.
Aussi, lorsqu’elles débouchent finalement dans le château, elles se sentent tout de suite soulagées. Elles se trouvent dans un long couloir sombre, le parquet craque sous leurs pas. Elles progressent à tâtons, guidées par la faible lumière de bougies qui passe sous certaines portes.
« Nous y sommes,chuchote Paola, ce sont les appartements privés de Versailles. Les filles, regardez bien les noms inscrits sur chacune des portes…
-On n’y voit rien ! gémit Anne-Laure
- Cà y est, je l’ai, c’est ici ! s’exclame tout à coup Victoire.Vas-y , Anne-Laure, frappe doucement. »
La porte s’entrouve.
« Euh…bonsoir monsieur Molière, se risque Anne-Laure intimidée. Nous devons vous informer d’une chose très grave…
- Eh bien, entrez donc jeunes demoiselles, répond Molière pourtant très surpris. Vous êtes ici les bienvenues. Mais…pardonnez ma curiosité, mais vous portez de bien curieux habits !
- C’est parce que nous venons du futur, lui répond Louise
- Mais qui êtes-vous ? interroge Molière de plus en plus perplexe.
- Je vous présente Anne-Laure, Louise et Victoire. Moi, je m’appelle Paola, nous sommes amies et nous vivons toutes à Paris, mais nous, nous sommes en 2006.Nous sommes passionnées par Louis XIV et un jeu informatique nous a transférées dans votre époque, explique Paola
- Incroyable ! cette histoire est totalement insensée ! souffle Molière  complètement abasourdi. Mais pourquoi me recherchiez-vous, et que vouliez-vous me dire de si important ?
- C’est à propos de votre pièce « Le Bourgeois Gentilhomme ». Nous avons surpris Racine et Corneille, ils veulent vous la voler, dit Victoire
- Ah ! Les misérables ! Ils ont toujours été jaloux de mon succès auprès de Sa Majesté, s’indigne Molière qui retrouve peu à peu ses esprits. Je travaille juste aux derniers arrangements du Bourgeois car ma troupe doit, dans une semaine, jouer le spectacle à l’occasion de l’anniversaire du Roi . Mais, que faire maintenant ?
- Il faut absolument protéger votre pièce, sinon ils ont l’intention de la brûler, s’exclame Anne-Laure
 
-J’ai une idée ! propose Louise. Monsieur Molière, nous allons remplacer votre manuscrit par un faux. Comme çà, ils n’y verront que du feu et ils seront très surpris le jour de la représentation.
- Mille mercis, jeunes demoiselles, je ne comprends toujours pas d’où vous venez, mais vous me sauvez. Le Roi m’aurait certainement répudié et toute ma troupe serait repartie dans la grande misère. Pour vous montrer toute ma gratitude, je vous propose de jouer dans ma pièce…mais il vous faudra changer de costumes ! »
Les quatre filles rêvaient déjà : leurs yeux brillaient de plaisir.

Chapitre 6
Le retour.

Le jour du spectacle arrive enfin, les quatre filles ont trouvé l’attente interminable. A la fin de la représentation, le roi se lève et applaudit immédiatement, un large sourire éclaire son visage. Aussitôt, la cour l’imite et maintenant toute l’assistance est debout et applaudit bruyamment. C’est un véritable triomphe !
Racine et Cormeille, installés au premier rang pour ne rien manquer du scandale attendu, sont, eux, restés assis ; ils sont blêmes et ne comprennent pas comment la pièce a pu se jouer alors qu’ils en ont brûlé le texte. Leur complot diabolique n’a pas fonctionné. Pire que tout, ils risquent maintenant d’être démasqués ; leur avenir est noir.
Molière, quant à lui, savoure son succès et y associe toute sa troupe. Quand le rideau tombe enfin et que les applaudissements peu à peu se calment, il s’approche des fillettes et leur dit :
« Gentilles demoiselles, c’est grâce à vous que nous avons pu jouer Le Bourgeois Gentilhomme ce soir. Je vous suis infiniment reconnaissant. On m’a fait savoir que Sa Majesté allait venir me féliciter, je tiens absolument à ce que vous soyez également à mes côtés pour que je vous présente au Roi. »
Très émues, les fillettes se retrouvent donc dans la loge de Molière. Leurs cœurs se mettent à s’emballer lorsqu’elles entendent une voix annoncer :
« Sa Majesté, le Roi ! »
La porte s’ouvre  et une haute silhouette s’avance du fond de la galerie : c’est le Roi Soleil ! D’ailleurs, une lumière blanche l’accompagne….mais, pourquoi est-elle si forte ? Les fillettes se sentent immédiatement éblouies par cette espèce de flash insoutenable, la tête leur tourne, elles ont l’impression de perdre connaissance.
« Ah ! non ! çà n’est vraiment pas le moment de s’évanouir » chuchote Paola dans un souffle.
Quand les amies se réveillent finalement, elles sont à nouveau chez Paola, installées devant l’ordinateur. Une légère fumée blanche finit de se dissiper dans la pièce.
« Oh la la ! gémit Louise , que nous est-il arrivé ?
-J’ai mal à la tête, se plaint Anne-Laure
-Moi, aussi, ajoute Paola
-J’ai l’impression de sortir d’un rêve, s’étonne Victoire.
A cet instant, la porte de la pièce s’ouvre, c’est la maman de Paola :
« Alors, les filles, vous ne m’entendez pas quand je vous appelle ? C’est l’heure de rentrer maintenant. Mais…vous en faites de drôles de têtes, que c’est-il passé ? Vous vous êtes disputées ?
-Non, maman, on a juste joué sur l’ordinateur, tente d’expliquer Paola
-Ah ! J’aurai dû vous limiter dans votre partie ! Ces jeux-là finiront par vous abrutir! » regrette la maman.
Les quatre filles se regardent. Aucune d’elles ne se sent l’envie de se lancer dans une explication complète de ce qui vient de leur arriver tant toute cette expérience semble irréelle. Un peu perturbée, chacune rentre chez elle.
Le lendemain matin, à l’école, la maîtresse annonce :
« Préparez vos copies ; aujourd’hui nous allons faire une évaluation d’Histoire. Je vous demande de raconter la vie à Versailles du temps de Louis XIV »
Après avoir échangé des regards complices, jamais les amies ne se sont précipitées sur leur feuille blanche avec autant d’ardeur et d’inspiration.
Lorsque la maîtresse rend les copies quelques jours plus tard, elle s’étonne que les quatre amies aient obtenu la note de 20.
« Je vous félicite, mesdemoiselles, vous m’avez chacune rendu un travail de très grande qualité. Si vous n’aviez pas été séparées, on pourrait même croire que vous avez copié les unes sur les autres. En fait, j’imagine que vous avez travaillé votre leçon ensemble,bravo ! Vos commentaires sont si précis et si riches en détails qu’on pourrait même croire que vous avez vécu à Versailles !».


Anne-Laure éclate de rire.



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